OFFRE D’EMPLOI – TECHICIEN/ARCHITECTE INTERMÉDIAIRE

SOMMAIRE DU POSTE :

Tâches principales : 

Réaliser les plans d’exécution sur logiciel AUTOCAD ;

Conception et dessin de détails de construction ;

Coordination avec les professionnels.

EXIGENCES DU POSTE :

DEC en technologie de l’architecture ou BAC/Maitrise en architecture réussi au Québec ;

Connaissance des techniques de construction du Québec ;

Maîtrise du français parlé et écrit ;

Minimum de 5 ans d’expérience pertinente dans un bureau d’architecte au Québec ;

Organisation et autonomie ;

Aime travailler en équipe.

Temps plein :                                  35 heures/semaine

Salaire :                                           selon expérience

Date d’entrée en vigueur :              janvier 2012

Lieu du travail :        4501, rue Bishop, Longueuil (arrondissement St-Hubert)

Faire parvenir votre CV à :

drochon@petronearchitectes.com

Déline Petrone, scénographe paysagiste!

Le Groupe Petrone conclut l’année en ajoutant un service à l’entreprise. En tant que scénographe, c’est avec honneur que je me joins à l’équipe de concepteurs.

 L’objectif de cette association est de tirer profit au maximum de la créativité permise en théâtre pour l’appliquer en architecture du paysage et design urbain. On peut définir la scénographie conventionnelle comme suit: l’art de l’organisation de l’espace scénique, grâce à la coordination des moyens techniques et artistiques.

Après discussions, nous considérons les deux disciplines comme complémentaires. L’expérience incontestée des architectes du Groupe Petrone me sera une alliée me permettant d’éclater ma discipline et de la sortir des murs théâtraux.

Je conçois la scénographie du paysage comme étant un art qui met en valeur les espaces extérieurs et qui par le fait même permet à toute une population de côtoyer l’art au quotidien et d’avoir accès à des espaces urbains inspirants.

 Voici certains exemples de projets dans lesquels l’entreprise offrira ses services :

Structure éphémère ou semi-permanente       

Muséologie

Conception scénique d’un festival

Conception scénique de spectacles

Salle de théâtre

Graduée en 2002 à l’École nationale de théâtre du Canada, voici un résumé de mes réalisations :

École Sainte-Claire de Longueuil, Projet de réfection de la cour d’école. Commision scolaire Marie-Victorin (Projet en cours)

  

2010 – 2011  Musée de l’environnement, La biosphère de Montréal, exposition de Noël

     

2009 – Installation  »Ludique 01 »  L’entrée du bureau Groupe Petrone 

    

2001 - Installation extérieure pour les portes ouvertes de l’ÉNTC  

2006 – 2011 – Théâtre de la Pire Espèce , Co-conception de Roland, en tournée dans les écoles

2006 – GSM Design, assistance à la conception,  Exposition au Musée National de Singapour

2005 – AQT – Nomination pour le masque « RÉVÉLATION DE L’ANNÉE» pour   »Shape of things » au Centaur Theater, Décor et costumes, M.e.s Gordon McCall

Déline Petrone

Guillaume Gagnon, architecte

J’ai appris aujourd’hui que Guillaume Gagnon architecte était décédé hier à l’âge de 76 ans. J’avais rencontré Guillaume à ma sortie de l’université et sa passion pour l’architecture avait été une inspiration contagieuse. C’est lui qui a réalisé les plus belles maisons contemporaines (circa 1975) à Longueuil sur la rue De Normandie. Lorsqu’aujourd’hui on commence à en parler un peu, lui, il les avait réalisées il y a plus de 35 ans.

          

L’architecture pour le citoyen, pourquoi ne lui donnons pas le droit à ce privilège? Tout simplement parce qu’on lui demande ce qu’il veut! Alors il est évident que sa réponse ira vers le connu, le déjà vu.  Il y a de plus une autre raison: le développeur qui veut minimiser son risque. Il y va de soi et nous comprenons tous ça. Mais à la base il faut peut-être faire confiance à un architecte (créateur) pour lui demander de présenter des concepts nouveaux ou du moins des designs du jour. Mais ce n’est pas le cas car souvent le développeur aime se garder cette part de l’architecture: la création. Il est alors fier de dire que c’est son projet sa création et qu’il a réussi parce qu’il les a vendues ses maisons standards. Mais c’est une fausse réussite, parce que dans le marché ça n’existe presque pas de la création, on ne l’offre pas aux citoyens. Alors à quand le promoteur ou développeur qui fera confiance à un vrai créateur pas un technologue ou un pas cher, mais bien à un architecte qui a un peu de talent en création.

La connaissance ça se partage et si l’architecte réalise de beau et bon concept de maison contemporaine peut-être aurons-nous une variété de maisons sur le marché. Actuellement c’est drôle, le développeur suit la tendance du marché et offre des maisons contemporaines des années ‘60. Bien oui vous savez bien, de la pierre ou fausse pierre au niveau des fondations sur environ 2 à 4 pieds de hauteur et le reste en planche de bois horizontale de couleur brun et ne pas oublier les cadres de fenêtres noirs, y paraît que le « monde » aime ça et c’est normal c’est connu, je ne peux le blâmer, car il veut vendre.

Je vous parle de tout ça car Guillaume Gagnon avait eu l’audace dans les années ‘70 de construire des maisons des années 2020 j’espère. Alors il sera toujours un exemple d’architecte qui fait avancer notre métier avec les citoyens.

Salut Guillaume et merci.

Étalement urbain, go, go, go!

Suite à ma lecture de 3 articles du 14 octobre 2011 dans le quotidien La Presse, je vous invite à consulter  le lien en bas de page.

Enfin! on commence à poser des actions.

 Il me semble que ça fait plus de 30 ans que ce discours de densification des villes existe dans la région de Montréal. Mais il faut croire que tout se fait tranquillement car nous sommes tous rébarbatifs au changement et encore plus à nos habitudes culturelles. L’histoire existe pour nous indiquer ce qu’il faut faire ou pas faire, souvent on doit regarder et analyser ce qui s’est passé dans les grandes villes hautement densifiées, Paris, Londres, Rome, New York et à partir de là peut-être se rapprocher de l’une d’elles qui ressemble le plus à la nôtre ou à notre région.

Bref ce discours de densification plusieurs villes l’ont fait mais de façon progressive en commençant par des terrains plus petits, en augmentant la surface bâtie sur les lots, puis par la suite les duplex, les triplex, les quadruplex sont arrivés en grande pompe et ça continue avec les sixplex et les multiplex en locatif puis en co-propriété maintenant nous sommes rendus aux multi-étages, 6, 8, 10, 12 ,20, 40, 60  etc.. N’oublions-nous pas les rues denses de Paris où sur des kilomètres les bâtiments de 4 à 6 étages sont collés les uns aux autres sans que cela ne soit des tours. Il me semble ne pas avoir vu ce genre de concept ici et pourtant qui n’aime pas aller à Paris?

Ceci dit, c’est super de parler de Montréal et des couronnes sud et nord, mais le Québec c’est aussi ailleurs. Effectivement il faudrait que cette prise de conscience de densification se fasse aussi dans les plus petites villes et dans les autres centres urbains pour n’en nommer que quelques-un, Sherbrooke, Québec, Trois-Rivières, Gaspé, St-Jean, Drummondville, St-Hyacinthe, Saguenay, Gatineau, etc.

Revenons aux petites villes, celles de 1500 à 35 000 habitants, que se passe-t-il dans leurs cas? Elles sont probablement les plus privilégiées car leur développement n’est pas à leur maximum et l’étalement pourrait se faire encore longtemps, mais ce sont elles qui devraient réagir le plus rapidement maintenant pour déterminer leur volonté de densification et minimiser la destruction de leur richesse qui est le paysage, la campagne, l’espace. Je ne crois pas que ces villes sont conscientes de ce qu’elles ont comme espace et tout ce qu’elles font pour le détruire en croyant très bien faire les choses, car personne ne veut détruire et faire de mauvaises actions à la base. Pour ce faire, une réflexion profonde devrait être établie avec les élus et des spécialistes pour les aider à prendre conscience de leur richesse et d’essayer de déterminer ce qu’ils voudraient dans 50 ou 100 ans d’ici.

Je ne crois pas que les consultations publiques puissent répondre aux questions fondamentales. Ces consultations annoncent ce qui est souvent connu depuis longtemps. Ceci n’enlève rien au processus de conception urbaine car à la fin, il faut des créateurs et pour cela il faut plus qu’un titre professionnel mais vraiment de la vision.

Les petites villes sont plus en mesure de poser des gestes concrets qui auront un effet bénéfique à court, moyen et long terme que les grandes agglomérations et pour cela ces petites villes doivent être entourées de gens créateurs au sein de leur groupe de réflexion ou de développement urbain. N’oubliez pas que la création est loin d’être une décision uniquement logique, rentable ou efficace, elle ajoute la qualité des espaces pour les gens, la richesse de l’environnement tout en tenant compte des coûts, la rentabilité etc…

Ces créateurs existent au Québec,  ils sont rares pour ne pas dire que très rares, ils ne sont pas « pluggés » politiquement n’ont pas nécessairement de grand bureaux, trouvez-les et faites leur confiance. Car habituellement on les freine et on en retire que 10 à 20% de leur capacité et on pense que c’est Wow… Ouf!

Pour le bien de notre société, il est temps que nos décideurs ouvrent leurs horizons et qu’ils s’entourent de nos meilleurs créateurs architectes, architectes paysagistes, urbanistes, pour concevoir des plans urbains du 21e siècle. Osons, osez donc et maintenant, car la terre se perd et l’espace diminue à tous les ans.

En espérant que cette réflexion saura éveillée quelques élus ou développeurs dans l’avenir.

N’oubliez pas que de faire ce l’on connait ou de répéter une recette gagnante ne nécessite pas de créateurs.  Il y a une part de risque et de foi dans la création, mais c’est à ce moment que le succès arrive, que l’extraordinaire, le non habituel, que personne ne soupçonne l’existence même d’une telle idée, que c’est Wow et on en veut tous.

merci

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste

Articles à consulter de Marie-Claude Lortie et de ses collègues Charles Côté et Bruno Bisson, La Presse 14 octobre 2011

http://blogues.cyberpresse.ca/lortie/2011/10/14/pas-de-condo-dans-notre-frigo/

École Eymard

 

Je vous parle aujourd’hui de notre projet en chantier pour le réaménagement de la cour d’école Eymard, institution primaire localisée au 255, rue Kennedy Nord, tout près du Cégep à Sherbrooke. 

 Certes, ce projet représente une première pour nous en paysage à Sherbrooke, et je félicite cette décision de la commission scolaire de faire confiance à des créateurs ayant une formation en architecture du paysage et membres de l’Association des architectes paysagistes du Québec (AAPQ) pour résoudre des problèmes d’aménagement d’espaces extérieurs destinés principalement à nos enfants.

Ce projet est la preuve que l’on peut dynamiser d’avantage une cour d’école en injectant de la couleur et de la vie dans toutes les occasions qui se présentent. Pensons à l’asphalte qui peut devenir un tableau paysager riche de programmation sportive et éducatrice! Une clôture peut être vivifiante pour son environnement qui est souvent trop terne! Une insertion de pavés unis peut incarner un seuil d’entrée à la cour avec des motifs et couleurs. L’abondance de végétaux rafraîchit et purifie l’air ambiant et agit comme barrière contre le vent par temps froids.

  

  

 En bref, il y a plusieurs façons de régler des problèmes d’aménagement. Il y a la façon rationnelle où l’on perçoit les problèmes et on les corrige un à un. L’autre option est d’étudier la globalité de l’espace et son fonctionnement, et de corriger les causes de ces problèmes dans son ensemble. Cette dernière a été l’option que la Commission scolaire et la direction de l’école a empruntée. Bonne décision!

 Je salue aussi les initiateurs de cette aventure, soient les parents, enseignants et autres intervenants qui ont porté à bout de bras ce projet. Sans eux, jamais nous aurions pu réaliser cet aménagement qui dépasse largement le cadre de l’école. Au fait, cette cour d’école est autant un lieu de vie et d’échanges à l’échelle humaine que peut l’être un local d’enseignement lui-même. Je félicite ces gens de l’école qui sont sensibles aux demandes des jeunes et sont conscient de leurs rôles décisionnels dans leur environnement.

 

Finalement, il est motivant de savoir que les installations extérieures destinées aux enfants sont progressivement sécurisées et dynamisées. J’encourage chacune des écoles à monter leur propre projet pour laisser la chance aux enfants d’évoluer dans des environnements sains et stimulants.

 Sylvain Mailloux

Architecte paysagiste + membre de l’AAPQ