Suite à ma lecture de 3 articles du 14 octobre 2011 dans le quotidien La Presse, je vous invite à consulter le lien en bas de page.
Enfin! on commence à poser des actions.
Il me semble que ça fait plus de 30 ans que ce discours de densification des villes existe dans la région de Montréal. Mais il faut croire que tout se fait tranquillement car nous sommes tous rébarbatifs au changement et encore plus à nos habitudes culturelles. L’histoire existe pour nous indiquer ce qu’il faut faire ou pas faire, souvent on doit regarder et analyser ce qui s’est passé dans les grandes villes hautement densifiées, Paris, Londres, Rome, New York et à partir de là peut-être se rapprocher de l’une d’elles qui ressemble le plus à la nôtre ou à notre région.
Bref ce discours de densification plusieurs villes l’ont fait mais de façon progressive en commençant par des terrains plus petits, en augmentant la surface bâtie sur les lots, puis par la suite les duplex, les triplex, les quadruplex sont arrivés en grande pompe et ça continue avec les sixplex et les multiplex en locatif puis en co-propriété maintenant nous sommes rendus aux multi-étages, 6, 8, 10, 12 ,20, 40, 60 etc.. N’oublions-nous pas les rues denses de Paris où sur des kilomètres les bâtiments de 4 à 6 étages sont collés les uns aux autres sans que cela ne soit des tours. Il me semble ne pas avoir vu ce genre de concept ici et pourtant qui n’aime pas aller à Paris?
Ceci dit, c’est super de parler de Montréal et des couronnes sud et nord, mais le Québec c’est aussi ailleurs. Effectivement il faudrait que cette prise de conscience de densification se fasse aussi dans les plus petites villes et dans les autres centres urbains pour n’en nommer que quelques-un, Sherbrooke, Québec, Trois-Rivières, Gaspé, St-Jean, Drummondville, St-Hyacinthe, Saguenay, Gatineau, etc.
Revenons aux petites villes, celles de 1500 à 35 000 habitants, que se passe-t-il dans leurs cas? Elles sont probablement les plus privilégiées car leur développement n’est pas à leur maximum et l’étalement pourrait se faire encore longtemps, mais ce sont elles qui devraient réagir le plus rapidement maintenant pour déterminer leur volonté de densification et minimiser la destruction de leur richesse qui est le paysage, la campagne, l’espace. Je ne crois pas que ces villes sont conscientes de ce qu’elles ont comme espace et tout ce qu’elles font pour le détruire en croyant très bien faire les choses, car personne ne veut détruire et faire de mauvaises actions à la base. Pour ce faire, une réflexion profonde devrait être établie avec les élus et des spécialistes pour les aider à prendre conscience de leur richesse et d’essayer de déterminer ce qu’ils voudraient dans 50 ou 100 ans d’ici.
Je ne crois pas que les consultations publiques puissent répondre aux questions fondamentales. Ces consultations annoncent ce qui est souvent connu depuis longtemps. Ceci n’enlève rien au processus de conception urbaine car à la fin, il faut des créateurs et pour cela il faut plus qu’un titre professionnel mais vraiment de la vision.
Les petites villes sont plus en mesure de poser des gestes concrets qui auront un effet bénéfique à court, moyen et long terme que les grandes agglomérations et pour cela ces petites villes doivent être entourées de gens créateurs au sein de leur groupe de réflexion ou de développement urbain. N’oubliez pas que la création est loin d’être une décision uniquement logique, rentable ou efficace, elle ajoute la qualité des espaces pour les gens, la richesse de l’environnement tout en tenant compte des coûts, la rentabilité etc…
Ces créateurs existent au Québec, ils sont rares pour ne pas dire que très rares, ils ne sont pas « pluggés » politiquement n’ont pas nécessairement de grand bureaux, trouvez-les et faites leur confiance. Car habituellement on les freine et on en retire que 10 à 20% de leur capacité et on pense que c’est Wow… Ouf!
Pour le bien de notre société, il est temps que nos décideurs ouvrent leurs horizons et qu’ils s’entourent de nos meilleurs créateurs architectes, architectes paysagistes, urbanistes, pour concevoir des plans urbains du 21e siècle. Osons, osez donc et maintenant, car la terre se perd et l’espace diminue à tous les ans.
En espérant que cette réflexion saura éveillée quelques élus ou développeurs dans l’avenir.
N’oubliez pas que de faire ce l’on connait ou de répéter une recette gagnante ne nécessite pas de créateurs. Il y a une part de risque et de foi dans la création, mais c’est à ce moment que le succès arrive, que l’extraordinaire, le non habituel, que personne ne soupçonne l’existence même d’une telle idée, que c’est Wow et on en veut tous.
merci
Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste
Articles à consulter de Marie-Claude Lortie et de ses collègues Charles Côté et Bruno Bisson, La Presse 14 octobre 2011
http://blogues.cyberpresse.ca/lortie/2011/10/14/pas-de-condo-dans-notre-frigo/