concours

Divers projets présentés récemment dans des concours d’architecture et d’architecture du paysage. Notre vision dans un cadre plus libre, parfois expérimental, toujours coloré.
Projet RenEssence, présenté pour le 11e Festival international de jardins des Jardins de Métis
Projet présenté dans le cadre du concours du Planétarium de Montréal

RenEssence

Projet présenté pour le 11e Festival international de jardins des Jardins de Métis

Équipe

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste
Sylvain Mailloux, architecte paysagiste
Angeline Spino architecte experte en développement durable
Déline Petrone scénographe professionnelle
Jacques Guertin, ingénieur en structure du Groupe SM

Concept présenté

Le jardin s’ouvre sur un sentier déambulatoire où l’Homme entre dans un ailleurs fantastique, un jardin où arbres écorcés retournent à la vie. Le cycle de vie débordant de réalisme, d’espoir et d’utopie est l’ancrage de ce jardin qui consiste à vivifier des ESSENCES mortes. L’alliance entre l’Homme et la nature relève de la poésie du lieu. Un jardin arborant les couleurs de l’irréalité, une vision du paradis où chacun des arbres recyclés, unique par leur forme crée différentes visions et évoque le paradis collectif. L’unicité de chacun comme l’Homme dans l’univers.

L’artifice et le recyclé s’entremêlent, s’unissent au réel et brouillent les sens. Arbres et couvre-sols artificiels s’insèrent en capsule de forme organique dans la nature réelle. L’ensemble de « balles oranges » vient confirmer la vitalité et l’aspect ludique de ce paradis. Le « gazon » multicolore idéal et réconfortant, rappelle au visiteur son séjour terrestre où il rêvait de réussir à maintenir un parfait « gazon vert ».

Téléchargez la fiche du projet

Planétarium

Projet présenté dans le cadre du concours du Planétarium de Montréal

Équipe

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste
Sylvain Mailloux, architecte paysagiste

Concept présenté

L’homme se donne le devoir de connaître ce qui vient après la dernière découverte et repousse les limites de l’inconnu. Mais que se passe-t-il au-delà de l’inconnu? On n’en n’a aucune idée!

Dans sa plus simple expression, la découverte exprimée dans ce concept d’aménagement peut se vivre comme un enfant qui ouvre un jouet encapsule. II se permet de croire que la vie est différente pour chacun des jouets d’une machine distributrice, et il a probablement raison. Le Planétarium offre à tous, par ses jardins thématiques, l’occasion d’initier la découverte et le questionnement en libre penseur avant d’entrer dans le lieu de connaissance et d’expérimentation.

Le lieu est ludique et instructif. La présentation graphique en couleur de la volumétrie est utilisée pour démontrer les contrastes entre le ludique et les stratégies de développement durable et de la science de l’astronomie inhérentes au projet. La fusion de la créativité et du durable!

Le Planétarium, identification d’un lieu

L’intégration du nouveau Planétarium se fait telle une masse en forme de spirale activée d’un mouvement de rotation par un « ruban » en aluminium. Une partie du parement de I’enveloppe du bâtiment est déployée vers les jardins thématiques du Planétarium.

Ces jardins thématiques ordonnent le parcours muséologique extérieur qui mène a l’entrée du Planétarium et a la « Place Rio Tinto Alcan ». C’est a partir de la rue Pierre-De-Coubertin que le visiteur découvre le lieu, il sera dirige par des éléments sculpturaux signalétiques intégrés dans l’axe de l’entrée principale dans les jardins thématiques de forme circulaire. Le regard est orienté vers le Planétarium et, du même élan, les angles des vues préférentielles sur le Stade Olympique et le Biodôme sont élargis.

Dans le premier jardin, près de la station de métro Viau, le cadran solaire oriente et interpelle. Où allons-nous? Les jardins invitent d’abord a la découverte de l’espace du lieu dans son ensemble sur l’esplanade. Ils expriment la vie sous toutes ses formes.
Les cinq éléments du règne du vivant interagissent. Qui somme-nous? Enfin, dans le jardin face a l’entrée près du carrefour et du débarcadère de l’entrée au stationnement, Copernic nous invite à la recherche de la compréhension de l’univers. D’où venons-nous?

Le mur sud de l’entrée délimite à l’extérieur la place publique « Place Rio Tinto Alcan » entre le Biodôme, le Stade Olympique et le Planétarium. Ce mur sera en verre et disposera de panneaux photovoltaïques. Ainsi, dans le hall d’accueil, le visiteur vivra une première « expérience immersive », celle de la transformation de l’énergie solaire en électricité qui fournira une partie des besoins énergétiques du bâtiment. Ce hall d’accueil, prisme rectangulaire en verre, fait partie intégrante du parcours muséologique, le point d’arrivée du parcours extérieur et le point de départ du parcours intérieur. Connexe à la salle des pas perdus, il devient une zone d’attente interactive et d’organisation avant d’entreprendre le circuit de visite.
Le traitement du sol du hall d’accueil reprend la forme circulaire des jardins thématiques et se prolonge a l’extérieur autour d’un puits de lumière éclairant le hall d’accueil du sous-sol. La verrière ronde du puits est l’élément vertical qui identifie les deux halls d’accueil, soit le hall principal au niveau 200 et l’accueil des groupes au niveau 100. A partir de ces points de rencontre, on pourra accéder directement au Planétarium et se diriger vers les entrées du Biodôme ou du Stade Olympique.

Parcours muséologique et fonctions

De l’entrée principale de plain pied, à partir du hall d’accueil au niveau 200, le visiteur sera sensible à la lumière solaire abondante exploitée comme énergie renouvelable. L’emplacement de la salle des pas perdus entre la salle d’exposition permanente et les deux théâtres permet de proposer une alternative au circuit de visite. Les visiteurs pourront entreprendre le circuit muséologique à partir de la salle d’exposition permanente et, une fois cette visite terminée, ils passeront à la salle des pas perdus afin d’assister aux représentations à l’un des deux théâtres. Ou bien ils débuteront la visite par le visionnement dans l’un ou l’autre des deux théâtres.

Un élément d’exposition placé au centre de la salle des pas perdus, tel une météorite par exemple, identifiera le lieu de rassemblement, ce grand espace est de dimension égale à l’un des théâtres et rend la circulation fluide. L’accès au hall donnant sur la place publique servira d’entrée en tout temps pour la boutique, les vestiaires et les coquetels.

Le bloc administratif est orienté sud-est et est attenant au hall et à la salle des pas perdus, il possède ses propres accès. La circulation de service et les locaux techniques s’organisent derrière les théâtres orientés franc nord. Près de la billetterie, une circulation verticale située près de l’entrée principale mènera au café restaurant aménagé au-dessus du bloc administratif au niveau 300. Orienté à l’est, un café-terrasse accessible en tout temps sera aménagé sur le toit.

Par l’accès au sous-sol, niveau 100, les visiteurs se dirigeront, à leur choix, directement vers les espaces d’animation, le Biodôme ou le Planétarium. Le plancher se trouve au même niveau que l’entrée du Biodôme, un escalier et un escalier roulant conduiront les visiteurs à ce niveau à partir de l’entrée près du débarcadère. La lumière diffusée par le puits de lumière provenant du niveau 200 est concentrée dans le hall d’accueil du sous-sol face aux salles d’animation et l’auditorium. Ce flot de lumière accordera un lien vivant pour des locaux situés en sous-sol.

Volumétrie

Les toitures du Stade Olympique et du Biodôme sont remarquables et identifient bien le site. Nous avons donc pris le parti de traiter les toitures du Planétarium de façon très différente; d’abord en identifiant bien les volumes des deux théâtres pour les utiliser comme éléments dynamiseurs de la forme du bâtiment et leur attribuer des fonctions complémentaires au Planétarium.

Les toitures des théâtres ont respectivement 20 et 14 mètres de hauteur. À partir de leur point haut respectif, nous leur insufflons un mouvement en volute descendante jusqu’à la hauteur de 9 mètres à l’avant du bâtiment. Ce dynamisme forme des murets parapets sinueux divisant les surfaces de la toiture pour créer un toit observatoire d’une part et un toit végétalisé d’autre part. À cela s’ajoute le prolongement du restaurant en café terrasse sur la toiture en partie basse de 4 mètres. La circulation verticale est placée entre deux murets incurvés, elle sera en partie en verre, prolongement de l’activité d’observatoire sur la toiture.

L’enveloppe du bâtiment répondra à des critères de développement durable. Les volumes ne nécessitant pas d’éclairage naturel sont placés au nord et la configuration du vitrage variera selon l’orientation de la lumière naturelle et les vues à introduire pour les occupants.

Circulations et débarcadères

L’analyse des circulations existantes pour piétons et véhicules sur le site nous indique trois conflits piéton / véhicule, dont deux se trouvent dans l’axe menant au site du Planétarium à partir du métro Viau et de l’allée piétonne venant de l’est. Le plan d’aménagement potentiel suggéré dans le programme du concours n’élimine pas ces conflits. Nous proposons de privilégier la circulation piétonnière en éliminant l’accès automobile à partir de la rue Pierre-De-Coubertin tout en maintenant les accès aux stationnements tel que préconisé au programme. L’accès au stationnement P B2 se fera par une nouvelle voie d’accès à partir de la rue Viau. Cette voie sera parallèle à l’allée piétonne existante venant de l’est, ainsi les circulations seront distinctes pour les piétons et les véhicules sans conflit. Le débarcadère d’autobus sur la rue Pierre-De-Coubertin situé près de l’esplanade est conservé et devient un point de départ privilégié pour la visite du lieu en commençant par les jardins thématiques.

En redonnant tout l’espace de l’esplanade aux piétons, nous élargissons le champ visuel des vues à valoriser non seulement sur le Stade Olympique et le Biodôme, mais aussi sur le Planétarium. Cette intervention permettra de transformer certaines surfaces pour les rendre perméables et de répondre à des critères écologiques de réduction d’effets d’îlots de chaleur pour l’aménagement du site, tel qu’exigé pour certains crédits LEED. Dans ce même esprit, une partie de la toiture du Planétarium sera végétalisée et les plantations des jardins thématiques ne nécessiteront pas ou peu d’irrigation.

Les circulations et les accès pour les services sont indépendants des circulations des visiteurs. Au niveau 100, un passage entre l’entrepôt du Biodôme et les salles techniques permet la réception des marchandises et des activités d’entretien, incluant un accès piéton pour les employés.