Toronto 5 Construction risquée

 Oui même en Ontario, les membranes autocollantes sont très à la mode ici c’est la Blue Skin. Cette membrane est magique. Surtout lorsqu’elle est utilisée au bon endroit. Quelles sont ses propriétés : pare-air et pare-vapeur donc très efficace comme matériau.

Lorsque ce matériau est placé à l’extérieur sous le parement, il faut s’imaginer le reste de la composition du mur en espérant que l’environnement intérieur de l’immeuble ne nécessite pas un taux d’humidité trop élevé. Mais oui, si l’enveloppe n’est pas étanche du côté intérieur l’air chaud et humide risque de s’exfiltrer et de condenser sur les matériaux froids extérieurs. C’est le jeu du risque de l’architecte. Je ne sais pas la vraie composition de cet immeuble mais ouf!!! On verra plus tard.

 

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste

Toronto 4 Art Gallery of Ontario

 

L’architecte Frank Gherry a réalisé ce musée dans sa ville natale, il y a quelques années. Cet architecte très connu faisant partie des stars de l’architecture internationale a réalisé le musée Guggenheim de Bilbao en Espagne. Il est vraiment lyrique et ses immeubles sont des sculptures à grande échelle. J’adore cet architecte.

La devanture du musée est une composition de verre ondulé qui recouvre un bâtiment de béton préfabriqué très ordinaire. Cette verrière sert de grande marquise protégeant les visiteurs des intempéries et a aussi une fonction de signal pour le musée.

Que dire maintenant de l’arrière le « grand bleu ». Encore là de l’audace et d’une beauté rare.

En faisant le tour par l’arrière du musée nous arrivons dans un parc sur lequel le musée bleu trône en compagnie du College of Art and Design. Les deux ensemble s’amusent allègrement dans ce super parc.

 

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste

Toronto 3 College of art and design

  

Le voilà! Il est présent et existe pour son art, sa fonction tout en représentant très bien les étudiants qui le fréquentent journalièrement. Il est tout simplement époustouflant. J’imagine le plaisir que l’architecte, les ingénieurs et le client ont eu en réalisant ce bâtiment.

Il aura fallu un cran du tonnerre de la part des dirigeants universitaires, municipaux et gouvernementaux pour accepter ce geste artistique car ce genre de création ne laisse pas les gens insensibles.

Imaginez les membres du CCU???

Voilà mesdames et messieurs un exemple d’intégration. Ce mot dans notre tête veut toujours dire MIMÉTISME ou reprendre le volume, les ouvertures, les matériaux etc… Ici c’est le contraire et c’est l’approche européenne le contraste vient créer cette intégration au site. Vous voyez les gens se déplacent de partout dans le monde pour voir cet immeuble. Personne ne se déplacerait pour voir la bibliothèque nationale du Québec!!! Même si tous l’aimeeeeeeee.

Bref l’audace d’exister ne plaît pas à tout le monde et au contraire dérange. Alors ceci est l’ART.

Je ne sais plus quoi vous dire autre que j’adore cet immeuble et souhaite rencontrer des clients qui en voudraient de la création artistique architecturale. Et oui avec le même budget.

 

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste

Toronto 2 sculptures bien présentes

 

 

 

 Eh bien à ma grande surprise, il y avait des sculptures et encore des sculptures au moins 14 que j’ai répertoriés rapidement. Ces sculptures sont présentes sur les immeubles, sur le trottoir, sur le gazon, dans les places publiques, dans un parc etc.. J’étais ravi de voir toutes ces œuvres qui font partie de la vie quotidienne des gens de Toronto.

 Notre ville, quelque soi cette ville, ne devrait–elle pas investir dans l’art urbain? Ce art délaissé car il fait réagir et les politiciens en ont peur car c’est dur à supporter sur le plan politique. Il y aura toujours des gens pour et d’autres contre pour toute œuvre. L’art fait réagir et les politiciens évitent les réactions non contrôlées. On peut les comprendre!

À force d’avoir peur ou plutôt de mettre les priorités ailleurs, rues, égouts, aqueduc, pompier, police, taxes, parc etc.. il n’y a jamais de place pour l’art. Seul ceux qui y croient appliqueront une politique afin de propager l’art en architecture. Malheureusement au Québec il n’y a que les bâtiments neufs réalisés par le gouvernement du Québec qui applique une politique d’intégration des arts à l’architecture depuis maintenant 40 ans. Bravo!

Mais que font les villes, où est la ville qui vraiment établira une vraie politique appliquée pour l’intégration de l’art non pas seulement à l’architecture mais aux travaux publiques eux-mêmes (rues, égout, parc etc…)

Il faut seulement y croire et le faire. J’ai hâte de voir la mairesse et/ou le maire qui aura la force de créer une politique et surtout de l’appliquer avec ferveur et de donner à sa ville une authenticité artistique unique.

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste

Toronto 1 Peter Mansbridge et Marie Corriveau-Petrone

                                              

Marie qui est ma fille cadette et qui termine son secondaire 5, a suivi une activité para-scolaire au sein d’une organisation canadienne qui s’appelle jeune entreprise (JE). Durant ces semaines elle a appris comme v-p marketing comment fonctionne une entreprise. Ses collègues et elle ont appris les rouages d’une entreprise car la leur fabriquait des coffres à crayon avec des tissus recyclés. Ce fut un succès et l’argent allait à des œuvres de charité. Vers la fin de cette expérience qui se voulait administrative mais qui d’après moi est plus une expérience de RH (relations humaines), elle a découvert qu’il y avait un concours pan-canadien avec des bourses pour différents postes (leadership, journalisme, etc), elle décide donc de s’y inscrire et ceci impliqua donc un travail d’écriture et de vidéo car elle s’est inscrite à la bourse de journalisme…

Cette bourse est celle de Peter Mansbridge en journalisme et est une des deux plus importantes du concours. Bravo! Elle a été choisie au travers du Canada par Peter Mansbridge lui-même. Alors, la vie du jet set pour 4 jours à Toronto. Départ en avion de Montréal, arrivée à Toronto une limousine l’a reconduit à son Hôtel Transcontinental, souper avec les récipiendaires et la directrice. Les jours qui ont suivi ce fut, la coiffeuse, l’achat d’une robe, le souper dans la tour du CN, la formation pour un discours en anglais et le punch final était le gala avec 1700 convives et le discours de Marie. Marie a excellé et a vécu une expérience qui ne peut que l’aider à augmenter la confiance en soi et à ouvrir ses horizons sur une culture différente. Elle est revenue triste de quitter ses nouveaux amis mais heureuse de son expérience magique.

Bravo Marie, une mère et un père fiers de leur fille.

Pour l’occasion nous sommes allés à Toronto, non pas pour être avec Marie, car nous ne l’avons vu que durant 10 minutes en deux jours. Marie était prise en charge par l’organisation JE et personne d’autre que Marie ne savait que nous étions présents. Nous sommes allés visiter les rues de la ville et je voulais surtout voir le College of art and design ainsi que le musée d’art contemporain que l’architecte Frank Gherri a réalisé vous pourrez lire ces articles dans les prochains Toronto 2 sculptures, Toronto 3 College art and design, Toronto 4 Musée d’art moderne et Toronto 5 enveloppe de bâtiment.

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste