


Eh bien à ma grande surprise, il y avait des sculptures et encore des sculptures au moins 14 que j’ai répertoriés rapidement. Ces sculptures sont présentes sur les immeubles, sur le trottoir, sur le gazon, dans les places publiques, dans un parc etc.. J’étais ravi de voir toutes ces œuvres qui font partie de la vie quotidienne des gens de Toronto.
Notre ville, quelque soi cette ville, ne devrait–elle pas investir dans l’art urbain? Ce art délaissé car il fait réagir et les politiciens en ont peur car c’est dur à supporter sur le plan politique. Il y aura toujours des gens pour et d’autres contre pour toute œuvre. L’art fait réagir et les politiciens évitent les réactions non contrôlées. On peut les comprendre!
À force d’avoir peur ou plutôt de mettre les priorités ailleurs, rues, égouts, aqueduc, pompier, police, taxes, parc etc.. il n’y a jamais de place pour l’art. Seul ceux qui y croient appliqueront une politique afin de propager l’art en architecture. Malheureusement au Québec il n’y a que les bâtiments neufs réalisés par le gouvernement du Québec qui applique une politique d’intégration des arts à l’architecture depuis maintenant 40 ans. Bravo!
Mais que font les villes, où est la ville qui vraiment établira une vraie politique appliquée pour l’intégration de l’art non pas seulement à l’architecture mais aux travaux publiques eux-mêmes (rues, égout, parc etc…)
Il faut seulement y croire et le faire. J’ai hâte de voir la mairesse et/ou le maire qui aura la force de créer une politique et surtout de l’appliquer avec ferveur et de donner à sa ville une authenticité artistique unique.
Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste