Toronto 1 Peter Mansbridge et Marie Corriveau-Petrone

                                              

Marie qui est ma fille cadette et qui termine son secondaire 5, a suivi une activité para-scolaire au sein d’une organisation canadienne qui s’appelle jeune entreprise (JE). Durant ces semaines elle a appris comme v-p marketing comment fonctionne une entreprise. Ses collègues et elle ont appris les rouages d’une entreprise car la leur fabriquait des coffres à crayon avec des tissus recyclés. Ce fut un succès et l’argent allait à des œuvres de charité. Vers la fin de cette expérience qui se voulait administrative mais qui d’après moi est plus une expérience de RH (relations humaines), elle a découvert qu’il y avait un concours pan-canadien avec des bourses pour différents postes (leadership, journalisme, etc), elle décide donc de s’y inscrire et ceci impliqua donc un travail d’écriture et de vidéo car elle s’est inscrite à la bourse de journalisme…

Cette bourse est celle de Peter Mansbridge en journalisme et est une des deux plus importantes du concours. Bravo! Elle a été choisie au travers du Canada par Peter Mansbridge lui-même. Alors, la vie du jet set pour 4 jours à Toronto. Départ en avion de Montréal, arrivée à Toronto une limousine l’a reconduit à son Hôtel Transcontinental, souper avec les récipiendaires et la directrice. Les jours qui ont suivi ce fut, la coiffeuse, l’achat d’une robe, le souper dans la tour du CN, la formation pour un discours en anglais et le punch final était le gala avec 1700 convives et le discours de Marie. Marie a excellé et a vécu une expérience qui ne peut que l’aider à augmenter la confiance en soi et à ouvrir ses horizons sur une culture différente. Elle est revenue triste de quitter ses nouveaux amis mais heureuse de son expérience magique.

Bravo Marie, une mère et un père fiers de leur fille.

Pour l’occasion nous sommes allés à Toronto, non pas pour être avec Marie, car nous ne l’avons vu que durant 10 minutes en deux jours. Marie était prise en charge par l’organisation JE et personne d’autre que Marie ne savait que nous étions présents. Nous sommes allés visiter les rues de la ville et je voulais surtout voir le College of art and design ainsi que le musée d’art contemporain que l’architecte Frank Gherri a réalisé vous pourrez lire ces articles dans les prochains Toronto 2 sculptures, Toronto 3 College art and design, Toronto 4 Musée d’art moderne et Toronto 5 enveloppe de bâtiment.

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste

Le contraste c’est toujours payant!

Un projet de Jean Nouvel.
 »Les bains Des Docks Aquatic Center »  France

CCU ou comité consultatif d’urbanisme

Ceux qui se croient créateurs!

Hier soir j’étais invité à un souper avec un groupe d’architectes et de représentants de matériaux, nous étions environ 30 personnes et j’ai eu l’agréable chance de converser avec un confrère plus jeune d’une quinzaine d’années. Celui-ci s’appelant Stéphan, m’exprimait les difficultés rencontrées lors de la présentation de certains projets à différents CCU (comité consultatif d’urbanisme). La première rencontre se fait normalement avec l’urbanisme ou l’architecte du département de la ville et celui-ci souvent très ouvert accueille le projet avec enthousiasme. Par la suite lorsque la création de ce projet ou le design du projet évolue, il commence à s’y impliquer de façon esthétique ou design. Eh oui, un peu moins de couleurs, un peu moins de bois ou de ce matériau, vive la sobriété ou encore plus carré ou plus rond… tous ces commentaires pour selon eux améliorer le design du projet.

Mais « chrissss » qui est donc le concepteur? eux ou l’architecte qui fait le projet? de quoi je me mêle? (réaction du créateur)

Je suis certain maintenant que ces personnes n’ayant pas ou jamais eu cette chance de réaliser des projets à leur satisfaction utilisent ces opportunités pour s’ingérer dans la création des architectes qui présentent les projets. Mais font-ils cela consciemment? Je me rends compte que oui et pourquoi? Parce que leur travail est vraiment essentiel pour 9 projets sur 10 où ces projets n’ont pas de création car ces projets auraient aussi bien été faits par un technicien ou un dessinateur, alors pas nécessaire d’avoir bucher pendant 8 ans pour une formation d’architecte.

Là où ça ne va plus, c’est lorsqu’un projet est réalisé par Stéphan, Gilles, Dan, Maxim, Mario ou un autre qui défendent des concepts des idées, des signatures, parce que les architectes concepteurs (si rares sont-ils), devraient avoir la chance de s’exprimer entièrement sans être brimés par ces représentants municipaux sur des questions subjectives (goût, esthétique, etc.).

Au bout de la ligne se sont eux qui freinent la vraie création au détriment de la médiocrité. Il est temps de le dire et de s’imposer à leurs supérieurs et même aux médias car si on veut créer et y croire il faut prendre les grands moyens, sinon c’est le nivellement vers le bas toujours. Plusieurs d’entre vous se reconnaîtront de par et d’autre, donc aider les créateurs et les créateurs poussez encore plus fort et plus haut.

Mario

Encore les couleurs

Actuellement un événement incroyable mais vrai, survient en réaction à une maison colorée que nous avons conçue pour nos clients. Une petite maison d’environ 200 mètres carrés, sur un étage et située sur un site boisé à environ 150 mètres d’une autre maison aussi dans un boisé. Le terrain est en pente et à flanc de montagne sur une surface plane.

Les trois couleurs vives et une couleur pastel ne semblent pas faire l’unanimité à un ou l’autre des voisins. Croyez-le ou pas, le client et la voisine se parlent maintenant par avocat.

Il semble que le voisin ou voisine n’aime pas les couleurs et ceci à la campagne! Il n’y a rien à comprendre. Déjà deux maisons sur trois ont des toits métalliques de couleur vive, mais pas pour cette petite fleur indigène…

la voici en hiver au travers la forêt.

les couleurs en été!

Bref, à lecture des demandes de ces voisins je n’ai pu résister à répliquer à la sauvegarde de la différence et au droit d’exister. voici donc un petit paragraphe de cette lettre que j’ai envoyée:

« L’environnement de cette maison est un boisé sur un terrain en pente à flanc de montagne et son implantation est située à l’intérieur de la forêt afin de créer un écran naturel entre la maison et la rue. Durant l’été, le feuillage et le gris des troncs d’arbres permettront à la maison d’apparaître de façon partielle au travers cet écran de forêt. Ces parties de couleur ressortiront comme la vivacité des fleurs des champs (verge d’or, salicaire, lupin, etc.). Contrairement à l’étalement grossier des toits rouges et jaunes des voisins existants, la maison colorée est intégrée à l’intérieur du boisé. En hiver, elle sera plus perceptible malgré sa faible hauteur et sa position en contrebas en rapport avec la rue et les propriétés existantes à flanc de montagne. Cette perception permettra d’égayer une petite surface de ce boisé durant la période sombre de l’hiver. »

Dans cette lettre en réponse à une référence inscrite dans un document sur lequel le promoteur se base pour le développement de ces terrains, voici  mon texte:

« Maintenant, selon le document des termes comme « sobre et en harmonie avec le site » qui au départ n’ont aucun lien entre eux et sont purement abstraits. Est-ce que sobre veut nécessairement dire « drabe ou beige ou pire encore brun ». Alors, toute notre flore indigène que l’on retrouve dans la région n’est-elle par sobre ou en harmonie avec notre environnement ? La question se pose, qui a raison la nature ou l’homme? Qui veut niveler par le bas ou l’ordinaire ? Curieusement aucune information quant à la volumétrie en montagne, la hauteur des maisons dont le toit est souvent plus haut que la partie habitable et vient détruite le couvert forestier du faîte des arbres.

Un autre terme qui est relevé dans ce fameux paragraphe des couleurs inscrit dans le document: «…allure discrète et harmonieuse vue de la rue et des propriétés voisines. » Pouvons-nous dire que les toîts jaunes, gris et bleus des maisons traditionnelles qui sont en hauteur et voisines immédiates, sont discrets et harmonieux vus de la rue et des propriétés voisines ? Ces toits sont présentés directement sur la petite rue des Plaines. Pire encore, ces toits sont perceptibles de beaucoup plus loin dans le paysage. A vrai dire ce sont ces types d’architecture qui ne sont pas intégrés au site car ces maisons dépassent largement leur site et leur environnement immédiat et viennent imposer leurs toits à une échelle beaucoup plus élargie dans un paysage forestier. »

Dans une région ouverte au paysage, je n’en reviens pas que des situations comme celles-ci surviennent au 21e siècle. L’étroitesse d’esprit de certaines personnes m’étonnera toujours. Qui sommes-nous pour décider ce qui est beau ou laid? Qui suis-je? etc. Les grandes questions de l’univers restent toujours les plus passionnantes, surtout ne nous prenons pas au sérieux pour ce qui est des couleurs car la vie est remplie de couleurs et il y en a pour tous.

La suite en mai lorsque les feuilles de couleur « vert lime » sortiront et que les voisins commenceront leur arrachage systématique!!!!

Mario V. Petrone, architecte et architecte paysagiste

Couleurs

Voici un autre groupe  d’architectes  suédois qui se permet de créer avec la couleur.

 

L'équivalent de nos CPE en suède

Tham & Videgard Arkitekter. Stockholm

http://www.tvark.se/tellus/